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Détention provisoire

Avocat en droit pénal à Paris


Assistance immédiate à Paris et en Ile-de-France en garde à vue


Un proche placé en détention provisoire, c'est un choc et une urgence. Cette mesure n'est pas une peine : c'est une privation de liberté décidée avant tout jugement définitif, qui peut frapper à plusieurs moments de la procédure — dès le déferrement, en comparution immédiate ou pendant l'instruction. 

À chaque étape, elle peut être contestée et une remise en liberté demandée. La façon dont la défense est préparée fait toute la différence.


"La détention allonge les jours, distend les nuits, étire les heures, donne au temps une consistance pâteuse, vaguement écoeurante. Chacun éprouve le sentiment de se mouvoir dans une boue épaisse où il faut s'extraire à chaque pas, bataillant pied à pied pour ne pas s'enliser dans le dégoût de soi-même. La prison nous ensevelit vivants"

Jean-Paul Dubois
Ecrivain


Qu'est-ce que la détention provisoire ?

La détention provisoire est l'incarcération d'une personne poursuivie, avant qu'elle ne soit jugée définitivement. Elle est décidée par un magistrat — le juge des libertés et de la détention (JLD) ou le tribunal.

Point essentiel : la détention provisoire est une mesure d'exception. La présomption d'innocence reste entière, et la loi impose d'envisager en priorité des mesures moins contraignantes. C'est précisément sur ce terrain que se construit la défense.


À quels moments peut-elle être décidée ?

La détention provisoire peut être ordonnée à des stades très différents de la procédure. Savoir à quel moment on se situe est décisif, car les délais et les recours ne sont pas les mêmes.


À l'issue du défèrement, avant l'audience

À la sortie de la garde à vue, la personne est déférée devant le procureur. 

Si celui-ci choisit la comparution immédiate mais que le tribunal ne peut juger le jour même, le prévenu est présenté au juge des libertés et de la détention, qui peut ordonner sa détention provisoire jusqu'à l'audience. Celle-ci doit alors se tenir au plus tard le troisième jour ouvrable ; à défaut, la personne est remise en liberté d'office.


En comparution immédiate, en cas de renvoi

Devant le tribunal, le prévenu a le droit de demander un délai pour préparer sa défense plutôt que d'être jugé sur-le-champ. 

S'il exerce ce droit, le tribunal peut, par décision spécialement motivée, le placer en détention provisoire jusqu'à l'audience de renvoi

Ce renvoi intervient dans un délai de quatre à dix semaines. Si le prévenu est détenu, le jugement doit en principe être rendu dans les deux mois de la première comparution, sans quoi la détention prend fin.

Demander un délai est souvent la bonne décision — mais elle peut se payer d'une détention dans l'attente. Ce choix, lourd de conséquences, ne doit jamais être fait sans l'éclairage d'un avocat : c'est tout l'enjeu d'être assisté dès le défèrement, en amont de l'audience.


En comparution à délai différé

Lorsque les charges sont suffisantes pour renvoyer la personne devant le tribunal correctionnel, mais que l'affaire n'est pas encore en état d'être jugée — dans l'attente d'expertises ou d'analyses en cours, par exemple — le procureur peut opter pour la comparution à délai différé. 

Au défèrement, il requiert alors du juge des libertés et de la détention une mesure garantissant la représentation : contrôle judiciaire, assignation à résidence sous surveillance électronique, ou détention provisoire — cette dernière réservée aux délits punis d'au moins trois ans d'emprisonnement. 

Le jugement doit intervenir dans un délai maximal de deux mois ; à défaut, la mesure prend fin.


Pendant l'information judiciaire (instruction)

Lorsque le parquet ouvre une information judiciaire, la personne est présentée à un juge d'instruction, mise en examen, puis éventuellement placée en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. 

Cette détention est alors réexaminée périodiquement tout au long de l'instruction, à l'occasion de débats contradictoires — autant d'occasions de plaider la libération. 


Combien de temps peut-elle durer ?

La durée de la détention provisoire est strictement encadrée par la loi, avec des durées maximales qui varient selon le stade de la procédure, la nature de l'infraction (délit ou crime) et la peine encourue. 

Surtout, elle n'est jamais acquise définitivement : sa prolongation doit être régulièrement réexaminée par un juge, à chaque échéance. Chacun de ces rendez-vous est, pour votre avocat, une occasion de demander la remise en liberté.


Comment obtenir la remise en liberté ?

La personne détenue — ou son avocat — peut déposer une demande de mise en liberté à tout moment de la procédure. Le juge doit y répondre dans des délais stricts, et un refus peut être contesté. La libération peut être totale, ou assortie de mesures moins lourdes que la prison :

  • le contrôle judiciaire (obligations de pointage, interdictions de contact, remise du passeport, caution…) ;
  • l'assignation à résidence sous surveillance électronique (le « bracelet ») ;

La clé d'une demande de mise en liberté, ce sont les garanties de représentation : domicile stable, emploi, attaches familiales, projet sérieux. Votre avocat les rassemble, les documente et les défend pour convaincre le juge qu'une alternative à la détention est possible.


Contester la détention : les recours

Selon le stade de la procédure, les voies de recours diffèrent. 

Maître Benkhalyl intervient à chacun de ces stades devant les juridictions de Paris et d'Île-de-France.


Le rôle de votre avocat

Face à la détention provisoire, l'avocat est le lien entre la personne incarcérée, sa famille et la justice. 

Il rend visite à la personne détenue, accède au dossier et en discute la portée, conseille sur les choix décisifs (demander ou non un délai, par exemple), prépare et dépose les demandes de mise en liberté, réunit et présente les garanties de représentation, plaide devant le juge des libertés et de la détention ou le tribunal puis, en cas de refus, devant la chambre de l'instruction, et assure la continuité de la défense jusqu'au jugement. 

Agir vite et méthodiquement, dès les premières heures, augmente sensiblement les chances d'obtenir une libération.


Questions fréquentes


Peut-on être incarcéré sans avoir été jugé ?

Oui. La détention provisoire intervient avant le jugement de l'affaire. C'est une mesure d'exception, encadrée et contestable, pas une condamnation.


Peut-on demander la libération à tout moment ?

Oui. Une demande de mise en liberté peut être déposée à n'importe quel stade. Le juge doit statuer dans des délais encadrés, et son refus est susceptible de recours.


La détention provisoire signifie-t-elle que l'on est coupable ?

Non. La personne détenue demeure présumée innocente. Beaucoup de dossiers se poursuivent d'ailleurs en liberté ou sous contrôle judiciaire.


Quelles alternatives à la prison l'avocat peut-il demander ?

Principalement le contrôle judiciaire et l'assignation à résidence sous surveillance électronique. L'objectif est de démontrer que des garanties solides rendent la détention non nécessaire.


APPELER LE CABINET

Maître Benkhalyl — Avocat au Barreau de Paris, défense pénale d'urgence.

Détention provisoire, demande de mise en liberté à Paris et en Île-de-France. Contact : 07 67 86 24 95.

En cas de détention provisoire, contacter le cabinet afin d’être immédiatement assisté.


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Disponible 24h/7